Non, bien entendu, cette pratique n’est pas un sport, au sens des définitions internationales, et elle n’est pas davantage collective. Et pourtant ! Personne, pas même le plus fort de tous les aïkidokas, s’il existe, ne peut envisager de pratiquer seul cette discipline. Il lui faut un partenaire, puis des partenaires.

Et moi qui débute depuis si longtemps, il me faut un autre « moi-même » qui va m’aider à avancer sur le chemin : pas seulement un professeur, mais un partenaire. Surtout pas un adversaire. La moitié de ma vie de pratiquant va se trouver dans le « don » des techniques, l’autre dans la « réception » des techniques. Dans ce « dialogue » régulier de l’un à l’autre se tisse, s’élabore, l’aïkido, de plus en plus fin, de plus en plus subtil. Il n’y a pas d’autre manière de progresser. Pas d’autre manière d’avancer.

Et puis au-delà du « couple » de pratiquants, il faut un club, avec sa vie, la richesse de sa vie, cet échange de reconnaissances mutuelles qui fait que l’on existe… Le club d’aïkido est le lieu où l’énergie du groupe naît de son harmonie et où l’énergie se nourrit de son harmonie. Ces pratiquants, qui sont dans ce dojo en même temps que moi, me sont plus proches que bien des amis que la vie m’a confiés.

Au cœur du sens même de l’étymologie, au cœur du nom de son art, cet aïkido qui est le chemin de l’union des énergies, le pratiquant trouve la justification de sa pratique, de la raison de sa présence sur les tapis, plusieurs fois par semaine. Ce chemin qui ne cessera de le mener vers lui-même, avec l’aide des autres.

GJJ pour le club d’Aïkido de Canéjan

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